ÉDITORIAL H&F DU SAMEDI 24 JANVIER 2026
MARCHE DU MONDE : L’AFRIQUE POUR UN ORDRE MONDIAL PLUS ÉGALITAIRE !!!

Ceux parmi les géostratégistes, les géostratèges, et les analystes prévisionnistes qui avaient eu la lucidité et le courage de prédire l’entrée en zone de fortes turbulences du monde après la dislocation du Bloc de l’Est, peuvent aujourd’hui constater que les événements leur donnent raison. Même sans aller à vau-l’eau, même sans être à l’agonie, notre monde actuel en quête de repères, n’en souffre pas moins le martyre.

Pendant que sous nos cieux d’Afrique, les États constitués sont menacés de déstructuration institutionnelle et de démembrement territorial par une kyrielle de mouvements armés ayant l’obscurantisme totalitaire pour idéologie et le terrorisme pour mode opératoire, le climat n’est pas meilleur ailleurs, où l’on note des confrontations d’une ampleur autrement plus grande, entre des compétiteurs agités par les démons d’un hégémon monopolistique.

L’affaire aurait pu être rondement menée, ce d’autant que sont avérées d’étranges collusions entre les obscurantistes enragés, et les hégémonistes assoiffés, les premiers agissant très souvent pour le compte des seconds. Sauf qu’entre les deux, l’on retrouve l’invincible résistance des peuples jadis sous pavillons étrangers, peuples désormais et irrémédiablement animés d’un irrésistible désir de souveraineté, et qui ne jurent que par la multipolarité.

Résultat des courses, le monde vit un colossal embrouillement, avec une monopolarité agressive, une bipolarité batailleuse, une multipolarité tâtonneuse, parfois une apolarité totalement désincarnée, et des organismes internationaux de régulation réduits à la quasi inexistence.

Ainsi sont les peuples d’Afrique, notre continent aujourd’hui au centre de l’échiquier géostratégique mondial, qui mènent la lutte pour un nouvel ordre mondial plus égalitaire. L’Afrique promue au titre d’enjeu global, une position que l’on se méprendrait à considérer comme privilégiée. Sauf que dans le domaine de la géostratégie, l’enjeu ne s’obtient qu’à l’issue d’un jeu de massacre dont le gagnant impose ses quatre volontés à tous.

Mais le continent africain qui a tant à offrir, ne veut plus être cette colonie de matières premières juste bonne à satisfaire les appétits étrangers. L’Afrique ambitionne désormais de tirer le meilleur parti de ses ressources, à travers la maîtrise des circuits de valorisation, ainsi que la définition des termes des échanges avec ses partenaires. Dans cette quête de capacités souverainistes, c’est la volonté qui manque le moins.

Et comme de bien entendu, l’aspiration africaine fait l’objet d’un torpillage en règle, très souvent de la part d’amis qui ne lui veulent que du bien. À preuve, les appuis et autres concours apportés dans la lutte contre un terrorisme bizarrement résilient et proliférant. Y compris un bon nombre d’autres bienveillances plutôt incapacitantes.

Chaque nation aujourd’hui développée aura surmonté un nombre infini de difficultés de diverses origines, la plus destructrice n’étant ni les assauts de l’adversité, ni les insuffisances intellectuelles, encore moins les incapacités structurelles, mais l’oikophobie de ses propres enfants. Cette haine de la patrie insinuée par la souffrance, le doute, l’attrait de l’immédiateté et du gain facile. La manifestation la plus éclatante de cette guerre de l’ombre est la traite des intelligences formées dans nos écoles, ces mêmes écoles pourtant présentées comme étant de faible niveau.

C’est à ce stade que devrait être mis en ordre de bataille, un élément immatériel de la plus haute importance, que chacun de nous porte en soi de manière immanente. Il s’agit de l’esprit patriotique. Face aux campagnes de diffamation, aux manœuvres de disqualification, aux sanctions massives, aux agressions armées et à l’achat des consciences, seul un esprit patriotique nous permettra de tenir le choc.

L’actuelle indécision géopolitique et géostratégique est une fenêtre d’opportunités pour notre continent, d’enfin corriger les disparités très longtemps préjudiciables à son affirmation sur la scène internationale. Par conséquent, il appartient à notre vaillante jeunesse d’aimer sa mère patrie d’un amour sans bornes, sachant qu’aucun pays jamais n’a été développé par des étrangers.

Sachons aimer notre Pays,

Sachons vivre patriotique,

Sachons définitivement rester vigilants.

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